Les deux annonces “ont été faites sans fanfare”. Mardi 19 mai au soir, Londres a “discrètement” décidé d’autoriser l’importation de pétrole russe pour alimenter les stations-service et les aéroports du pays, rapporte The Spectator. Seule condition : “Que le produit ait été raffiné dans un pays tiers, précise l’hebdomadaire conservateur. Mais cela signifie que du pétrole transformé en diesel ou en kérosène par l’Inde ou la Turquie [des États proches de la Russie] peut légalement entrer au Royaume-Uni.”
Dans la foulée, Downing Street a pris une décision similaire au sujet de l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié issu de deux terminaux russes, “parmi les plus grands et les plus lucratifs” pour le Kremlin.
Ces mesures d’urgence, établies dans un contexte de hausse des prix du carburant causée par la guerre en Iran, ont fait bondir l’ensemble de la presse britannique. Soutien de la première heure de Kiev face à la menace russe, tant sur le plan militaire que financier, “le Royaume-Uni fait un bond en arrière et c’est inadmissible”, s’inquiète le quotidien The Times dans son éditorial du 21 mai. Alors que Washington vient de prolonger de son côté une exemption sur le pétrole russe, “cet assouplissement britannique signale au Kremlin que l’Occident n’est pas sérieusement prêt à s
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