“Né à Liège le 13 septembre 1945, Noël Godin aura dédié sa vie à la satire, à la dérision et au cinéma”, résume le magazine Moustique. Quinze ans durant, retrace La Libre Belgique, il s’amuse d’abord “comme critique cinéma pour Les Amis du film et de la télévision”, où transparaît déjà son “goût affirmé pour le canular”, note le journal belge. “Dans les colonnes de cette sage revue catholique, il met en scène de fausses interviews, rédige des critiques de films imaginaires ou invente des cinéastes (dont un aveugle…).”

À la fin des années 1960, il rencontre le journaliste français Jean-Pierre Bouyxou (1946-2025) qui lui parle d’“un personnage fictif, Georges Le Gloupier, dont il imagine les aventures”. Godin lui emboîte le pas : dans un article, il met en scène à son tour “Le Gloupier entartant le cinéaste Robert Bresson, vengé par son amie Marguerite Duras sur la terrasse du café de Flore…” Puis, raconte La Libre, passant de la fiction à la réalité, il profite d’un passage en Belgique de l’autrice française pour mener son tout premier entartage, le 11 décembre 1969 :

“Fond de tarte garni de crème chantilly, attaque préparée avec plusieurs complices, cris de ‘gloup, gloup’ au moment de l’entartage… Le mode opératoire est posé.”

C’est le début d’une longue série.

Entre le gag pota