Pierre Chambon, pionnier de la biologie moléculaire et de la génétique, est mort jeudi 7 mai, à l’âge de 95 ans. Le Strasbourgeois, né à Mulhouse, ancien professeur au Collège de France, où il a été titulaire de la chaire de génétique moléculaire, a « largement contribué à révolutionner les domaines du développement embryonnaire, de l’endocrinologie, du métabolisme et de leurs dérèglements, ouvrant de nouvelles perspectives à la découverte de médicaments et à d’intéressantes applications en biotechnologie et en médecine », écrit en ligne l’université de Strasbourg, dont il était professeur émérite.
La légende dit que ce fonceur et innovateur serait passé à un cheveu du prix Nobel de physiologie ou médecine à trois reprises, pour trois de ses découvertes majeures. Une chose est sûre, il a accumulé les brillantes distinctions, dont la médaille d’or du CNRS en 1979, le prix Louisa-Gross-Horwitz de l’université Columbia à deux reprises (1999 et 2018) et le célèbre prix Lasker en recherche médicale fondamentale en 2004, considéré comme l’antichambre du Nobel.
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