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Cleo Bertelsmeier, biologiste : « Les espèces animales commercialisées ont plus de risques de partager un pathogène avec l’humain »

Dans un entretien au « Monde », la chercheuse s’inquiète de l’explosion du commerce des animaux exotiques. A ce jour, aucune convention n’encadre leur vente, malgré le danger potentiel qu’ils représentent pour l’environnement et la santé humaine.

Cleo Bertelsmeier, biologiste : « Les espèces animales commercialisées ont plus de risques de partager un pathogène avec l’humain »
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Cleo Bertelsmeier est professeure de biologie à l’université de Lausanne (Suisse). Son laboratoire étudie les espèces envahissantes, particulièrement le rôle du commerce animalier dans les invasions biologiques. Elle a publié, le 8 avril, dans la revue Science, un article sur le rôle majeur de ce marché dans la transmission de pathogènes entre les animaux et les humains.

Depuis quand commercialise-t-on les animaux sauvages ?

L’humain transporte des espèces depuis la préhistoire. On a retrouvé dans des foyers archéologiques des morceaux de cornes servant pour la décoration ou des peaux pour les vêtements qui avaient voyagé sur de grandes distances. On a aussi découvert des espèces, notamment des insectes, dans des pots qui avaient manifestement servi à leur transport. L’échange de morceaux d’animaux ou d’animaux vivants comme symboles de statut existe depuis très longtemps. Quand a-t-on commencé à en faire véritablement commerce ? Sans doute dès qu’on a disposé d’un échange monétaire.

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