Depuis plus de quatre ans que la guerre fait rage en Ukraine, le bruit des bottes résonne de plus en plus fort sur le continent européen, dans le discours politique et dans les médias. Ceux qui n’investissent pas dans l’armement “feraient mieux de commencer à apprendre le russe”, assurait par exemple Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan, alliance dont les membres ont consenti en juin dernier, sous la pression américaine, à porter leurs dépenses militaires à 5 % de leur PIB. Ce qui, pour la plupart, reviendra au moins à les doubler.

Progressivement, les pays européens réintroduisent aussi une forme de service militaire, relève Knack. En Belgique, “les jeunes de 17 ans ont reçu une lettre leur proposant une année de service volontaireen guise de première étape, “et on réfléchit à une loi qui recenserait les obligations en temps de guerre”.

Bref, pour les pacifistes, “ce devrait être une époque idéale” pour mobiliser l’opinion, écrit l’hebdomadaire belge. Pourtant, on les entend à peine. “Le temps où le mouvement pro-paix rassemblait [jusqu’à] 400 000 manifestants contre l’installation de missiles [nucléaires] américains sur le sol belge semble bien loin.” Quarante ans plus tard, une manifestation contre la course à l’armement a rassemblé entre 4 000 et 12 000 personnes da