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« Projet Pegasus » : cinq ans après les révélations sur un système mondial d’espionnage de téléphones, l’enquête judiciaire se poursuit

Deux anciens responsables de l’entreprise israélienne NSO Group, qui a développé le logiciel espion, sont placés sous le statut de témoins assistés. Mais alors que l’Elysée promettait, en 2021, de faire « toute la lumière » sur l’espionnage de six ministres français, un rapprochemen

« Projet Pegasus » : cinq ans après les révélations sur un système mondial d’espionnage de téléphones, l’enquête judiciaire se poursuit
HaitiCreoleRadio.com

Jeudi 16 juillet, le premier ministre, Sébastien Lecornu, doit être accueilli à Rabat par son homologue marocain, Aziz Akhannouch, pour une « rencontre de haut niveau ». Les principaux thèmes à l’ordre du jour sont connus : coopération en matière de lutte contre le narcotrafic, accords économiques… Mais un sujet devrait être prudemment évité : l’enquête ouverte en 2021, après les révélations du « Projet Pegasus » – mené par un consortium de médias dont faisaient partie Le Monde et Radio France –, sur l’utilisation de ce puissant logiciel espion de l’israélien NSO Group par les services de renseignements marocains contre des journalistes et des membres du gouvernement français.

Sébastien Lecornu lui-même, à l’époque ministre des armées, avait été ciblé à deux reprises par le logiciel espion, comme l’ont prouvé les recherches menées par la suite par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, l’organisme chargé de la sécurité numérique de l’Etat. Les analyses techniques, qui confirment par ailleurs l’efficacité de la méthode de détection élaborée par le Security Lab d’Amesty Interational, ont permis de confirmer que les téléphones d’au moins six ministres ou ex-ministres « présentaient des traces de compromission » : à savoir, outre Sébastien Lecornu, Florence Parly, Jacqueline Gourault, Julien Denormandie, Emmanuelle Wargon et François de Rugy. Les tests ont par ailleurs confirmé qu’au moins trois journalistes de Mediapart et de France 24 avaient été ciblés.

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