Les policiers ont bouclé une partie du quartier de Golders Green, dans le nord de Londres, un des hauts lieux de la communauté juive britannique. Des dizaines d’écoliers, de mères de famille, d’hommes portant kippa ou chapeau de feutre des juifs orthodoxes, se pressent derrière les barrières de sécurité. Soudain, la Rolls-Royce de Charles III arrive. Le roi sort prestement sous les hourras de la foule et s’engouffre, jeudi 14 mai, dans le Jewish Care, un centre de santé local. Il a rendez-vous avec Shloime Rand, 34 ans et Moshe Ben Baila, 76 ans, pour leur témoigner sa solidarité.
Le 29 avril, en pleine rue à quelques mètres de là, ces deux hommes de confession juive ont été gravement blessés au couteau par Essa Suleiman, un Britannique de 45 ans, qui avait plus tôt dans la journée tenté d’assassiner une autre personne (non juive) dans le sud de Londres. Il a été arrêté et inculpé pour tentatives de meurtre. L’attaque a d’autant plus choqué la communauté juive du pays (environ 300 000 personnes), qu’au Royaume-Uni, ces violences physiques à caractère antisémite étaient jusqu’alors très rares. Elle vient également après une dizaine d’incendies criminels contre des synagogues ou des associations juives, perpétrés depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran et l’attaque terroriste ayant fait deux morts parmi les fidèles d’une synagogue près de Manchester, le 2 octobre 2025.
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