C’était son premier déplacement en Corée du Nord depuis plus de six ans. Le 10 avril, le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, a achevé une visite de deux jours à Pyongyang. Il y a plaidé pour la consolidation des échanges au plus haut niveau et pour l’accroissement de la coopération opérationnelle. À l’approche du sommet crucial qui réunira à la mi-mai, à Pékin, le président américain, Donald Trump, et son homologue chinois, Xi Jinping, cette visite en Corée du Nord met en lumière la diplomatie parallèle de la Chine.
Le conflit en Iran a créé une ouverture stratégique pour Pékin, en détournant l’attention et les ressources états-uniennes de la scène asiatique. Plutôt que d’employer l’agressivité, la Chine préfère généralement bâtir patiemment son influence et préserver toutes les options sur la table sans viser de gains immédiats. Une tendance représentative de l’ère Xi, dans laquelle les avantages structurels et les positionnements à long terme priment souvent sur la confrontation spectaculaire.
Le report du sommet Trump-Xi de la fin de mars à la mi-mai en raison de la guerre en Iran a renforcé cette dynamique. Pékin a ainsi pu gagner du temps pour définir ses priorités et identifier ses leviers d’action concernant le contrôle des technologies, les restrictions en
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