Tokyo et Séoul avancent ensemble. C’est le message que la Première ministre nippone, Sanae Takaichi, et le président sud-coréen, Lee Jae-myung, ont lancé, le 19 mai, lors d’un sommet à Andong, dans le sud-est de la Corée du Sud. Après la visite de Donald Trump en Chine, l’idée était d’afficher le renforcement des relations entre les deux pays. “Il est extrêmement important que nos relations servent de socle à la stabilité de l’Indo-Pacifique”, a déclaré la cheffe du gouvernement japonais, citée par le quotidien Asahi Shimbun. “[Le sommet] était l’occasion de confirmer à quel point le Japon était important pour nous comme partenaire et vice versa”, abonde le président coréen.

Depuis sa prise de fonctions en octobre, Sanae Takaichi a déjà rencontré Lee Jae-myung quatre fois. “C’est le dirigeant étranger qu’elle a le plus vu”, indique le quotidien Mainichi Shimbun. Pour mettre en scène la bonne entente entre les deux pays, la Première ministre japonaise est allée jusqu’à jouer de la batterie avec le président Lee, à l’occasion du sommet organisé au Japon en janvier dernier.

Le temps semble désormais loin où Tokyo et Séoul se querellaient au sujet de contentieux historiques, comme le travail forcé auxquels les Coréens avaient été soumis durant la guerre du Pacifique (1941-1945) ou l