Dans son article “Planning for an Unplanned City” [“Planifier une ville non planifiée”], Jason Thorne, responsable de l’urbanisme à Toronto [la plus grande ville du Canada, dans le sud-est du pays], pose à ses collègues deux questions quelque peu dérangeantes. Nos multiples règles et réglementations n’étouffent-elles pas la vie dans nos villes ? Et comment concevoir une ville à la fois sûre et fonctionnelle, tout en laissant une place à la spontanéité et au hasard ?
Cette idée – selon laquelle une forme d’urbanisme de l’ordre risque de gommer la culture, la singularité, la complexité et les frictions créatives d’une ville – est le fil conducteur de Messy Cities. Why We Can’t Plan Everything, [“Villes en désordre. Pourquoi on ne peut pas tout planifier”, inédit en français].
Ce recueil d’articles, qui comprend celui de Thorne, a été publié par les éditeurs torontois Zahra Ebrahim [par ailleurs cofondatrice de Monumental, une entreprise à vocation sociale, qui promeut des villes plus équitables], Leslie Woo [directrice de CivicAction, une association à but non lucratif qui veut inscrire l’engagement civique dans le développement de Toronto], Dylan Reid et John Lorinc. Ils y affirment que “le désordre est un élément essentiel de la ville”. Et à la lumière de cas du monde entier, il
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