Plus de 7 millions de personnes sont atteintes de drépanocytose. C’est la maladie génétique la plus fréquente au monde, et près de 80 % d’entre elles vivent en Afrique subsaharienne. En Afrique, où près de 400 000 enfants naissent chaque année avec la drépanocytose, la moitié d’entre eux meurent avant l’âge de 10 ans faute de diagnostic précoce et d’un accès adapté aux soins.
À l’origine de cette pathologie héréditaire, une anomalie de l’hémoglobine, la protéine chargée de transporter l’oxygène dans le sang. Les conséquences sont parfois dramatiques : anémie chronique, crises de douleurs osseuses d’une violence extrême, infections pulmonaires, accidents vasculaires cérébraux ou atteintes irréversibles de plusieurs organes.
Au Sénégal, où Le Monde a rencontré plusieurs familles confrontées à la maladie, l’arrivée d’un générique de l’hydroxyurée suscite un immense espoir. Reconnue depuis plus de vingt ans comme le traitement de référence contre la drépanocytose et inscrite sur la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé depuis 2013, cette molécule permet de réduire les crises douloureuses, les hospitalisations et les complications les plus graves.