“Les animateurs de la petite enfance qui abusaient des enfants mais restaient dans les effectifs.” Voilà le titre d’une longue enquête publiée le 17 mai par le Daily Telegraph sur les scandales dans le périscolaire parisien, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Les affaires d’agressions sexuelles sur mineur se multiplient dans les écoles de la capitale, rapporte le journal londonien. Au moins 78 agents de la Ville ont été suspendus depuis le début de l’année, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles, et une centaine d’établissements scolaires font l’objet d’enquêtes. Ce lundi 18 mai, le nouveau maire, Emmanuel Grégoire, lance une “convention citoyenne sur la protection et des temps de l’enfant à l’école”.

Parallèlement, les syndicats de la profession ont appelé à une grève jusqu’au 22 mai, pour dénoncer les “suspensions automatiques” mises en place par la municipalité dans une filière en “sous-effectif chronique”. Mardi 19, une manifestation est prévue devant la Direction des affaires scolaires de la ville par les animateurs “en plein craquage”. Pour les familles, l’attente est difficile à supporter, constate le journaliste britannique Henry Samuel, qui a pu recueillir les témoignages de sept familles.

La parole des enfants

“Quand allons-nous considérer la parole des