[Cet article a été publié le 15 mai et republié le 19 mai 2026]
En Grèce, la haute saison touristique commence et le cœur d’Athènes grouille déjà de visiteurs sous le soleil printanier. Mais “si vous êtes un visiteur de l’Acropole à cette période de l’année, il est peu probable que vous repartiez avec les meilleures impressions”, prévient Inside Story.
“L’ascenseur tant vanté pour les personnes à mobilité réduite fonctionne de manière sporadique, les files d’attente pour entrer – même pour les visiteurs munis d’un billet – sont interminables, et si quelqu’un a besoin d’aller aux toilettes, il doit être armé d’une patience millénaire”, détaille le média en ligne. En 2020, cet ascenseur avait été inauguré malgré des contestations et une vive polémique, mais les pannes se multiplient.
Le monument compte parmi les plus fréquentés au monde. L’entrée est passée de 20 à 30 euros le 1er avril. Cette augmentation tarifaire ne s’accompagne pourtant pas de conditions optimales pour la visite du rocher sacré. “Des milliers de touristes du monde entier affluent chaque jour vers l’Acropole et restent debout pendant des heures, sans se plaindre. Selon les estimations des salariés et des guides touristiques, de 8 heures à 20 heures, environ 12 000 personnes visitent le site archéologique”, précise To Vima.
“Des images de honte”
“Je suis très triste de le dire, mais visiter l’Acropole est devenu un cauchemar”, regrette dans les colonnes de l’hebdomadaire, Tzemma Oikonomopoulou, présidente du conseil d’administration de l’Association des guides touristiques.
Documento évoque de son côté “des images de honte”. “Faire du Parthénon un décor pour des séances photos Instagram, tout en excluant du rocher les plus vulnérables, est une immoralité politique”, dénonce l’hebdomadaire de gauche.
“Les photographies de personnes portant des prothèses se dirigeant à pied vers l’Acropole, prises le 4 mai par l’archéologue et guide touristique Giorgos Bitsakos, sont révélatrices”, estime Documento. Et le guide déclarer :
“Je présente mille excuses à tous ceux qui nous ont honorés de leur présence et qui ont tenté de gravir l’Acropole au péril de leur vie. Ils ne méritent pas un tel accueil.”
“Et dire que les bateaux de croisière et leurs milliers de visiteurs ne sont pas encore apparus, que les fortes chaleurs ne sont pas encore là… La montée vers le rocher va vite se transformer en un petit Golgotha moderne”, s’inquiète le quotidien de gauche Efsyn.
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