Fameux pour son ultranoir, Anish Kapoor se remet au rouge. Des sculptures et des peintures de l’artiste britannique d’origine indienne sont exposées à la Hayward Gallery, un lieu d’exposition très réputé de Londres, depuis ce 16 juin et jusqu’au 18 octobre. Si l’abstraction reste le domaine de l’artiste, les œuvres sont très évocatrices, et même “viscérales”, admire The Guardian.
Le terme est soigneusement pesé par le critique du quotidien londonien : comment ne pas voir quelque chose de sanglant dans tous ces tons carmin ? “À l’ère des smartphones et d’une capacité d’attention réduite au minimum, Kapoor s’essaye à la gravité artistique, mobilisant Dieu et la mortalité, ces thèmes chers aux maîtres anciens, dans une exposition comparable à un grand huit métaphysique, à un bain de sang divin.”
Autel et sacrifices
D’ailleurs The Independent, tout aussi conquis par l’exposition, relève que les allusions religieuses de l’artiste n’ont jamais été aussi fortes. Et des œuvres anciennes dialoguent avec des plus récentes – certaines inédites, voire conçues spécialement pour l’occasion – pour s’éclairer d’un nouveau jour.
Le critique du site d’actualité a par exemple été impressionné par Mount Moriah at the Gate of the Ghetto (2022). “La structure est composée d’une simple armature de boi
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