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Au Brésil, la déforestation a son plus bas niveau depuis 2019 selon un nouveau rapport, malgré des menaces persistantes

La surface déboisée dans le pays est passée sous le seuil du million d’hectares, l’an dernier, selon un rapport du réseau de surveillance MapBiomas, publié mercredi. L’Amazonie et le Cerrado restent toutefois fortement menacés par l’expansion agricole.

Au Brésil, la déforestation a son plus bas niveau depuis 2019 selon un nouveau rapport, malgré des menaces persistantes
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La déforestation en Amazonie brésilienne a atteint l’an dernier son plus bas niveau depuis 2019 et la surface déboisée dans tout le pays est passée pour la première fois sous le million d’hectares, selon un rapport rendu public, mercredi 27 mai, par le réseau de surveillance de référence MapBiomas.

Ces données sont une bonne nouvelle pour le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui veut briguer la réélection en octobre et a fait de la préservation de l’environnement une de ses priorités. Lula s’est notamment engagé à éradiquer la déforestation illégale dans le plus grand pays d’Amérique latine d’ici 2030. L’enjeu est de taille : la couverture végétale est essentielle pour absorber le dioxyde de carbone et freiner le dérèglement climatique.

D’après le rapport de MapBiomas, près de 985 000 hectares ont été déboisés en 2025, soit une réduction de 20,6 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit de la surface la moins élevée depuis le début des relevés de MapBiomas, en 2019.

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« Hausse des sanctions »

« Nous avons constaté une hausse du contrôle et des sanctions (…) qui ont une relation directe avec la baisse de la déforestation dans tous les biomes brésiliens », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Marcos Rosa, coordinateur technique du réseau de surveillance.

Selon lui, 65 % des zones où MapBiomas a identifié des alertes de perte de végétation ont fait l’objet d’actions concrètes des autorités en 2025, contre 54 % en 2024 et seulement 5 % en 2019, première année du mandat de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022).

MapBiomas, qui regroupe des universités, des ONG et des entreprises de technologie, attribue presque toute la perte de végétation à l’expansion agricole (99 % de la surface touchée en 2025). Les données ne tiennent pas compte de la surface de forêt perdue en raison des incendies.

En Amazonie, la plus grande forêt tropicale de la planète, la surface déboisée l’an dernier a chuté de 23,5 % par rapport à 2024, à environ 290 000 hectares, au plus bas depuis le début des relevés. Malgré cette nette réduction, cela équivaut à « environ cinq arbres par seconde », selon le rapport de MapBiomas.

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Le Cerrado et l’Amazonie toujours menacés

Le biome le plus atteint a été à nouveau le Cerrado, une vaste savane située au sud de l’Amazonie, qui a concentré plus de la moitié de la déforestation de 2025 au Brésil, malgré une réduction de 16,9 % sur un an. Plus de 84 % de la surface déboisée l’an dernier se trouve en Amazonie ou dans le Cerrado.

Malgré ces chiffres encourageants, les défenseurs de l’environnement s’inquiètent de l’approbation, la semaine dernière, par la Chambre des députés, de lois qui affaiblissent, selon eux, les contrôles censés endiguer la déforestation. Ces lois, à l’initiative du puissant lobby de l’agronégoce au parlement, doivent encore être approuvées par le Sénat.

Lula tient à afficher un bon bilan environnemental à cinq mois du scrutin lors duquel il espère obtenir un quatrième mandat, après un premier passage à la présidence de 2003 à 2010. Le président brésilien a toutefois été critiqué par les écologistes pour son soutien à un vaste projet d’exploration pétrolière au large de l’Amazonie.

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Le Monde avec AFP

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