Les physiciens britanniques sont inquiets après les annonces de leur principal financeur, le UKRI (Recherche et innovation au Royaume-Uni), analogue de l’Agence nationale de la recherche en France. Depuis plusieurs mois, l’agence, dont le budget global de 38,6 milliards de livres (45,5 milliards d’euros) est en hausse sur la période 2026-2030, prévient que des tours de vis financiers importants sont à prévoir pour sa branche STFC (Science and Technology Facilities Council, conseil des infrastructures de science et de technologie).
La moitié de cette enveloppe soutient des expériences internationales et nationales, principalement en physique, et l’autre moitié directement des projets en physique des particules, en astronomie, en cosmologie (dénommée PPAN)…, notamment par des bourses postdoctorales. Au total, ce budget passera de 835 millions de livres en 2026 à 842 millions pour 2030.
Comment, avec un budget en hausse, peut-on proposer des baisses de moyens ? L’agence britannique évoque une dérive des coûts liée à l’augmentation des prix de l’énergie, des taux de change défavorables, des coûts du travail en hausse… Pour ne pas mettre en péril les projets internationaux dans lesquels le Royaume-Uni est impliqué, il faudrait économiser 162 millions de livres d’ici à 2030. Depuis janvier, le STFC a demandé aux équipes de plus d’une cinquantaine de projets d’évaluer des scénarios d’économie. Le verdict est tombé le 9 juillet, et il est sévère.
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