L’Ile-de-France ne serait pas à l’abri d’un tremblement de terre… « Longtemps considéré comme une région à sismicité très faible, le Bassin parisien présente de nouvelles preuves d’une activité tectonique récente », alerte une étude publiée vendredi 19 juin dans la revue Comptes Rendus. Géoscience de l’Académie des sciences.
Cosigné par Stéphane Baize, tectonicien à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, Pierre Antoine, géomorphologue au CNRS, et Jean-Luc Locht, archéologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives, le travail conclut à « l’urgente nécessité » de réévaluer le risque sismique intraplaque dans le nord de la France. Tout ce territoire était jusqu’ici classé en zone 1 du point de vue sismique, par la cartographie officielle et ce classement sur une échelle de 5 est réservé aux régions enregistrant des séismes très rares et généralement faibles.
Pour parvenir à la conclusion que l’Ile-de-France a connu des tremblements de terre significatifs, les chercheurs ont retravaillé durant plusieurs mois des données existantes, collectées il y a plus de trente ans lors de fouilles d’archéologie préventive menées avant le terrassement de la RN-31, à la périphérie de Beauvais. Ils se sont penchés sur les failles qui traversent les couches sédimentaires comme la roche plus profonde, et ont conclu, après analyse stratigraphique, que ces cassures, qui ont provoqué un décalage vertical du sol pouvant atteindre 25 centimètres, ont bien été causées par un tremblement de terre.
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