En Syrie, l’intégration des institutions autonomes kurdes au pouvoir central du président islamiste Ahmed El-Charaa a franchi une étape clé cette semaine avec l’absorption, annoncée le 20 août, des Forces démocratiques syriennes (FDS) au sein des forces armées syriennes, et leur autodissolution, annoncée cinq jours plus tard. Pour le quotidien syrien Al-Thawra, c’est une étape importante sur la voie de la construction d’un “État unifié et d’une nouvelle Syrie”.

Le chef des ex-FDS, Mazloum Abdi, qui avait signé en janvier cet accord d’intégration après la prise par les forces gouvernementales de vastes portions des territoires qu’elles contrôlaient dans le nord-est de la Syrie, a-t-il acté la fin du rêve d’une autonomie du Rojava, le Kurdistan syrien ?

En tout cas, il a été nommé conseiller à la présidence syrienne après la publication, le 27 août, d’un décret en ce sens le désignant sous le nom de Moustafa Khalil Abdi [son nom civil], indique le site de la chaîne privée Syria TV.

Fin programmée de l’enseignement en langue kurde

Dans son discours de dissolution des FDS, prononcé le 25 août en arabe au Palais du peuple, la résidence présidentielle, Mazloum Abdi, qui a troqué le treillis pour le costume, a annoncé “le début d’une nouvelle phase axée sur la paix, la reconstruction e