Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert, le 1er juillet, une enquête préliminaire en France pour tortures « à la suite des plaintes de deux personnes ayant pris part à une flottille pour Gaza en octobre 2025 », a-t-il indiqué, mardi 21 juillet, sollicité par l’Agence France-Presse (AFP).
Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH), a précisé ce parquet spécialisé, et l’enquête ouverte « du chef de tortures au sens de la convention de New York » contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984.
L’enquête préliminaire a été ouverte le 1er juillet 2026 « à la suite des plaintes de deux personnes ayant pris part à une flottille pour Gaza en octobre 2025 », a souligné le PNAT, parquet qui comprend un pôle crimes contre l’humanité.
Une autre enquête préliminaire a été ouverte par le PNAT début juin, pour tortures et crimes de guerre, à la suite d’un signalement du Quai d’Orsay sur la manière dont des Français d’une autre « flottille pour Gaza » avaient été traités, en mai 2026, par Israël.
Dans le cadre de cette première enquête, l’OCLCH, saisi par le PNAT, a commencé à contacter la trentaine de ressortissants français de la flottille, et en a entendu certains, ont fait savoir en juin à l’AFP des sources proches du dossier.
Les condamnations internationales se sont multipliées depuis mai quant au traitement réservé, en mer puis à terre, aux 430 militants de divers pays de cette flottille à vocation humanitaire, destinée à briser le blocus de Gaza. Les autorités militaires et pénitentiaires israéliennes ont rejeté ces accusations.
L’Italie a ouvert une enquête similaire, tandis que l’Australie a annoncé une enquête indépendante.