Après la crise provoquée par la pandémie de Covid-19 en 2020, celle déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, puis celle liée à l’instabilité provoquée par la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, la guerre au Moyen-Orient perturbe la filière aéronautique. La production mondiale d’aluminium a été déstabilisée par la fermeture du détroit d’Ormuz et les bombardements iraniens de deux sites majeurs de production, aux Emirats arabes unis et à Bahreïn. Les cours ont subi une envolée des prix de près de 25 % entre décembre 2025 et mai 2026.
« J’achète à perte la centaine de tonnes d’aluminium dont j’ai besoin. Ce qui creuse un trou dans mes comptes de 25 000 euros par mois », explique Matthieu Hede, le dirigeant de MH Industries. « On nous dit que le conflit ne pas durer et dans le même temps, on nous annonce que le prix de l’aluminium va passer le seuil de 5 500 euros la tonne cette année et qu’il sera en pénurie en 2027 », redoute-t-il. Ce fabricant de pièces métalliques est propriétaire de deux fonderies d’aluminium, à Vayrac (Lot) et à Saint-Quentin (Aisne). Les 150 salariés y produisent, entre autres, des boîtiers électroniques pour l’aéronautique. « Je mets le prix car le marché est en tension et je ne suis pas seul à vouloir être livré. »
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