Le sommet de l’Otan des 7 et 8 juillet à Ankara, la capitale turque, pourrait être l’occasion d’une mise au point, entre les Européens et le président américain Donald Trump, sur l’avenir de l’Alliance. Mais une chose est certaine, pour la presse turque : alors que les États-Unis se détournent ouvertement du Vieux Continent, la place de la Turquie s’en trouve quant à elle renforcée. Les Européens courtisent désormais Ankara pour sa situation géopolitique, la puissance de son armée, mais aussi pour le dynamisme de son industrie de défense.

“Les dépenses dans la défense constituent l’une des principales priorités à l’ordre du jour du sommet”, souligne ainsi le quotidien progouvernemental Sabah. “Le fait que la Turquie accueille ce sommet est également significatif. L’industrie turque de la défense connaît, ces dernières années, une progression rapide sur le marché européen”, ajoute le journal. Une analyse partagée par le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, dans son discours d’introduction du 6 juillet : “L’Otan profite de la production turque dans l’industrie de la défense”, a salué le Néerlandais, promettant que “de l’Arkansas jusqu’à Ankara, nous allons renforcer nos capacités de défense, ce qui renforcera aussi nos économies”, rapporte l’agence de presse officielle Anadol