« Nous sommes inquiets de l’augmentation depuis cinq ans des accidents de trottinette électrique chez les grands enfants et les adolescents. » Pour Guillaume Mortamet, réanimateur au service de soins critiques pédiatriques, au CHU Grenoble-Alpes, le constat est sans appel. Dans les services d’urgence pédiatrique, comme dans ceux de traumatologie d’adultes, les soignants voient arriver de plus en plus de blessés, souvent gravement touchés.
Ainsi, des sociétés savantes, dont le Groupe francophone de réanimation et urgences pédiatriques, ont alerté les autorités sanitaires afin de renforcer la prévention et la réglementation pour enrayer cette accidentalité. Ce mode de mobilité dite « douce » connaît un succès croissant. Pas moins de 2,5 millions de Français possèdent une trottinette électrique, selon l’Observatoire national de la micromobilité – une structure créée en 2024 par le ministère chargé des transports –, contre 640 000 en 2020. L’arrivée des opérateurs en libre-service dans plusieurs villes de France – 59 en 2024 – a dopé cet engouement, même si la Ville de Paris leur interdit de proposer ce mode de déplacement depuis 2023.
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