Les Français auront le dernier mot”, a dit Marine Le Pen mardi 7 juillet au soir, quelques heures après avoir été condamné par la cour d’appel de Paris pour détournement de fonds publics et complicité de ce délit, dans l’affaire dite des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. La Présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l’Assemblée a annoncé se pourvoir en cassation – “je considère que nous sommes innocents des faits qui nous sont reprochés” – et maintenir sa candidature à l’élection présidentielle 2027, affirmant que le pourvoi “suspend les peines prononcées par la cour”.

Je ferai donc campagne sans bracelet électronique”, a avancé la triple candidate à l’Élysée, condamné mardi à trois ans de prison, dont un an ferme sous le régime de la détention à domicile sous surveillance électronique. La Cour de cassation devrait se prononcer début 2027 sur la condamnation de Marine Le Pen. “Des questions importantes subsistent donc quant à la forme que prendra sa campagne”, commente déjà le média bruxellois Politico, rappelant que la candidate avait exclu de faire campagne en portant un bracelet électronique.

Marine le Pen a finalement décidé de se lancer “au prix d’un risque considérable”, écrit commente Eusebio Val dans La Vanguardia. Le journaliste espagnol revient sur la réunion “de plusieurs heures” mardi après-midi au siège du RN, qui a permis d’analyser les risques et les inconvénients, “un moment loin d’être facile”. C’était prévisible, commente Jakub Krupa dans The Guardian, “Le Pen veut explorer absolument toutes les possibilités avant d’abandonner l’idée de se présenter à l’élection présidentielle”.

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