“Dans la capitale, le ciel est bas, décrit La Libre Belgique. Aussi bas que le moral des milliers de professeurs et élèves venus manifester ce jeudi près du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Leur colère se focalise sur ce décret programme II, dont le vote en séance plénière a été avancé à ce jeudi 4 juin.”

Ce décret est l’une des mesures destinées à réduire le déficit de la Fédération Wallonie-Bruxelles – l’entité responsable, entre autres, de l’enseignement et de la culture en Belgique francophone.

Principales conséquences : une hausse substantielle des frais d’inscription à l’université et une dégradation des conditions de travail des enseignants. La mesure la plus emblématique à cet égard est une augmentation du temps de travail de 10 % sans augmentation de salaire, pour ceux qui enseignent aux trois dernières années de lycée.

Depuis plusieurs semaines, les mobilisations se multiplient, des écoles sont en grève, et la tenue des examens de fin d’année est menacée, ainsi que le racontait la RTBF. Le 4 juin, des rassemblements avaient lieu dans plusieurs villes de Wallonie, ainsi que devant le Parlement, à Bruxelles. “Dans le cortège, les professeurs sont nombreux. Les élèves aussi”, décrit La Libre, relevant des slogans qui appellent à “sauver notre éducation” et à