Pas d’excuses, mais des réparations financières. Alors qu’il est fortement contesté dans le pays, William Ruto a annoncé, lundi 15 juin, qu’il s’apprête à débloquer 2 milliards de shillings kényans (13,3 millions d’euros) pour indemniser les victimes des répressions policières qui ont fait plus de 100 morts depuis juin 2024. S’il a reconnu « des cas où la réponse aux manifestations publiques a conduit à un usage excessif de la force, à des violations des droits fondamentaux et à des pertes de vies humaines », le président kényan n’a pas présenté d’excuses formelles. Ces versements représentent, selon lui, « la reconnaissance par l’Etat qu’un préjudice a été causé ».
L’annonce intervient alors qu’une nouvelle mobilisation en hommage aux victimes de violences policières a été annoncée pour le 25 juin, date à laquelle, deux ans plus tôt, plusieurs milliers de Kényans étaient descendus dans les rues pour manifester contre les taxes prévues dans la loi de finances publiques. Plus de 60 personnes avaient alors perdu la vie lors de plusieurs journées de contestation.
En 2025, une nouvelle vague de colère avait aussi été violemment réprimée, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. William Ruto avait alors provoqué l’indignation en ordonnant à la police de « tirer dans les jambes » des protestataires qui prenaient pour cible des commerces.
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