Les attaques des colons israéliens se sont accentuées “depuis quelques semaines”, note The Guardian. Et “plusieurs dizaines de vidéos montrant des Palestiniens et des militants pris pour cible font le buzz sur TikTok et Instagram”, explique le journal britannique.

Parmi les vidéos qui circulent, celle de Roi Star, un influenceur israélien ultranationaliste favorable à la colonisation en Cisjordanie, était devenue virale, avant que son compte TikTok ne soit banni. Sur les images, également tournées par les militants présents sur place, l’homme d’une quarantaine d’années s’en prenait verbalement et physiquement à eux en utilisant du gaz poivre. Il pénétrait ensuite dans une maison du village de Ras Ein Al-Auja, où logeaient des militants.

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“Les influenceurs gagnent des abonnés avec leurs discours incendiaires”, raconte au journal Yuli Novak, la directrice de l’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem.

Les réseaux sociaux sont désormais un outil que les colons utilisent pour promouvoir un discours nationaliste et en faveur de la colonisation. Zvi Sukkot, député d’extrême droite et colon actif sur TikTok, a affirmé être “fier de contribuer à l’opération de colonisation juive sur les terres d’Israël”.

En février 2026, il avait été filmé à l’intérieur d’une école de filles, en Cisjordanie, faisant irruption dans la cour et menaçant le personnel enseignant avec des colons armés.

Le soutien de l’armée et du gouvernement

Sur ce territoire, 1 000 Palestiniens ont, depuis le début de la guerre à Gaza – lancée en représailles aux massacres du 7 octobre 2023 –, été tués par les forces israéliennes et les colons, selon les Nations unies. Les colons ont “le soutien de l’armée et du gouvernement”, souligne un article de The Economist, traduit par Courrier International. “La sécurité en Cisjordanie est assurée par la police et les unités de défense régionales de Tsahal, dont les membres sont généralement eux-mêmes des colons.”

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Le média israélien de gauche Ha’Aretz relatait, par exemple, l’histoire d’une volontaire de B’Tselem, en janvier 2025. Elle avait “été frappée et agressée verbalement par des soldats israéliens à Hébron parce que son téléphone contenait des images d’un soldat de Tsahal [l’armée israélienne] en train d’agresser un jeune Palestinien en situation de handicap”.