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Dans le sud du Nigeria, 46 personnes enlevées, principalement des enfants, lors de l’attaque d’écoles

Des hommes armés ont simultanément attaqué vendredi l’école maternelle et primaire baptiste de Yawota et deux autres établissements à Esiele, tous situés dans l’Etat d’Oyo.

Dans le sud du Nigeria, 46 personnes enlevées, principalement des enfants, lors de l’attaque d’écoles
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Quarante-six personnes, principalement des enfants, ont été enlevées au Nigeria lors de l’attaque de trois écoles vendredi 15 mai dans le sud du pays, a déclaré l’Association des chrétiens du Nigeria (CAN) à l’Agence France-Presse (AFP) lundi.

Des hommes en armes ont simultanément attaqué vendredi l’école maternelle et primaire baptiste de Yawota et deux autres établissements à Esiele, tous situés dans l’Etat d’Oyo. La police a évoqué une « attaque coordonnée », sans préciser le nombre de victimes.

Le Nigeria est confronté à des violences émanant de groupes djihadistes et de bandes criminelles, localement appelées « bandits », qui pratiquent des enlèvements contre rançon dans des régions rurales, surtout dans le nord et le centre du pays. Les enlèvements dans des écoles sont rares dans l’Etat d’Oyo (Sud), l’un des plus peuplés du Nigeria et dont la capitale, Ibadan, est un important centre éducatif du pays.

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Meurtre « barbare »

« Quarante-six personnes, principalement des élèves », ont été kidnappées, a expliqué à l’AFP le révérend Elisha Olukayode Ogundiya, président de la CAN dans l’Etat d’Oyo, en précisant que les enfants sont âgés « de 2 à 16 ans ». Le révérend a déclaré ne pas avoir d’informations sur l’identité des assaillants ni sur une éventuelle demande de rançon.

Dimanche, le gouverneur d’Oyo, Seyi Makinde, a affirmé lors d’une conférence de presse que sept enseignants faisaient partie des personnes enlevées et qu’un professeur d’études coraniques avait été tué pendant l’attaque. Selon lui, les attaquants appartiennent à des groupes armés qui fuient leur fief du nord-ouest du pays, où ils subissent une intense pression de la part des forces armées nigérianes.

Le président nigérian, Bola Tinubu, a condamné ces enlèvements et le meurtre « barbare » de l’enseignant, dans un communiqué publié lundi après-midi, et assuré que l’inspecteur général de la police dirigeait personnellement l’opération de secours.

Etat d’urgence

Face à la recrudescence des attaques de bandits et de djihadistes dans la moitié nord du Nigeria ces derniers mois, Abuja a déclaré l’état d’urgence sécuritaire dans le pays et le président a ordonné l’intensification de la lutte contre les groupes armés.

A la fin de 2025, le président américain, Donald Trump, avait affirmé que les chrétiens du Nigeria étaient « persécutés » et victimes d’un « génocide » perpétré par des « terroristes », ce qu’Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant en général indifféremment chrétiens et musulmans.

L’armée américaine, en coordination avec les autorités nigérianes, avait mené le jour de Noël des frappes dans l’Etat de Sokoto (Nord-Ouest) visant, selon Washington, des djihadistes du groupe Etat islamique. Washington a depuis lors déployé environ 200 soldats au Nigeria pour soutenir et former les forces armées locales.

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Le Monde avec AFP

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