Le 30 avril, Ramy Shaath a reçu, chez lui à Nanterre, la notification d’engagement d’une procédure d’expulsion. La mesure, qui le décrit comme « une menace grave pour l’ordre public », est justifiée par « une nécessité impérieuse pour la sûreté de l’Etat ou la sécurité publique ». Il est convoqué jeudi 21 mai devant la commission départementale d’expulsion, qui rend des avis consultatifs auxquels le préfet − en l’occurrence celui des Hauts-de-Seine − n’est pas contraint de se conformer.
La mesure vise l’homme politique palestinien de 55 ans, issu d’une grande famille de Gaza et dont le père, Nabil Shaath, a été négociateur en chef des accords d’Oslo de 1993 et premier ministre de l’Autorité palestinienne. Membre de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), ancien conseiller spécial de Yasser Arafat (1929-2004), Ramy Shaath a été invité pendant les années 1990 et 2000 dans la capitale française en tant qu’officiel palestinien.
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