Entre Paris et Téhéran, la règle du donnant-donnant s’applique désormais aux diplomates. Au lendemain de la décision iranienne de déclarer persona non grata deux représentants français, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fait part, mardi 18 août, de la décision d’expulser prochainement deux diplomates iraniens. « J’avais annoncé que cette mesure inacceptable [de la part de Téhéran] aurait des conséquences ; c’est désormais le cas. Deux diplomates iraniens en France seront expulsés dans un avenir très proche », a écrit Jean-Noël Barrot sur le réseau social X.
Le 20 juillet, le ministre français avait accusé les forces de sécurité iraniennes d’avoir porté atteinte à l’immunité diplomatique des deux représentants français en Iran, en les soumettant à une « forte intimidation ».
De son côté, le ministère iranien des affaires étrangères, sans préciser l’identité ni les fonctions des deux diplomates concernés, avait qualifié leur comportement d’« inhabituel » et les avait accusés d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Iran. Le 15 août, le ministère iranien du renseignement avait à son tour accusé la France d’« ingérence manifeste dans les affaires intérieures de l’Iran et d’infiltration ». Selon son communiqué, lors de l’arrestation de deux suspects dans le cadre de cette affaire, les autorités iraniennes avaient découvert la présence « illégale » de deux diplomates français sur le lieu d’un « rendez-vous secret ».
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