“Elle est le dernier espoir de la France.” Tel est le commentaire émis par le milliardaire américain Elon Musk mercredi 15 juillet sur son réseau social X en réaction à un tweet relayant un sondage favorable à Marine Le Pen en vue de l’élection présidentielle de 2027. Mais toutes les prises de position politiques étrangères ne sont pas les bienvenues en France, un pays “qui tient jalousement à sa souveraineté”, note le journal barcelonais La Vanguardia. Qui rapporte que le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, “a réagi avec une pointe d’humour et d’agacement dans un tweet : ‘Like we say in French : il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis’”.

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Pour Pascal Confavreux, le porte-parole du ministère, “Musk a parfaitement le droit de s’exprimer. Là n’est pas le sujet. Pourtant, il faut s’assurer que les outils dont il dispose n’orientent pas le débat en France en faveur d’un candidat ou d’un autre”, relève le média européen Politico.

“Musk avait déjà manifesté sa solidarité avec Marine Le Pen au moment de son procès pour détournement de fonds au Parlement européen”, se souvient La Vanguardia. Mais cette fois, le soutien du patron de X, Tesla et SpaceX a fait bondir jusque sur les bancs de l’hémicycle. Antoine Léaument, député LFI, “a dénoncé une ingérence étrangère et exhorté l’Arcom [l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique] à intervenir”.

Le RN cherche à “garder ses distances avec Washington”

Même du côté du RN, le soutien du très controversé magnat américain fait grincer des dents, et Marine Le Pen s’est abstenue de tout commentaire. “Le premier parti d’extrême droite de France ne se réjouit pas tant que ça du soutien du premier ‘billionnaire’ du monde [une fortune dépassant les 1 000 milliards de dollars], écrit ainsi Politico. Laurent Jacobelli, porte-parole et député du Rassemblement national, a déclaré jeudi sur France Info que, s’il partageait le point de vue de Musk, son parti ne recherchait pas de soutien à l’étranger.”

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