Les températures records de cet été ont causé l’ouverture d’un débat, en Allemagne, sur les limites du fédéralisme pour répondre aux enjeux du réchauffement climatique. Les vagues de chaleur successives qui ont frappé l’ouest de l’Europe, avec des températures approchant les 42 °C outre-Rhin, ont mis en lumière le manque de préparation des autorités. La surmortalité imputée à la canicule y a atteint des niveaux jamais enregistrés, l’Institut Robert-Koch estimant, à la fin juillet, le nombre de décès liés aux pics de température à 12 500 – un bilan nettement supérieur à celui de la France, même en tenant compte de l’écart de population entre les deux pays. Très vite, la répartition des compétences entre l’Etat fédéral et les Länder en matière de prévention a été pointée du doigt.
En Allemagne, ce sont en effet les Länder et les communes qui sont responsables de la lutte contre le réchauffement climatique, avec des moyens très variables d’une région à l’autre. L’Allemagne ayant été confrontée plus tardivement que la France aux effets des vagues de chaleur, aucun plan d’action contre la canicule n’a été élaboré au niveau fédéral, même si les scientifiques et les associations alertent, depuis des années, sur la nécessité d’une meilleure coordination.
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