“Cet incident reflète la réalité de la vie des gens de la classe populaire : leur vie ne vaut pas cher. Personne ne sera tenu responsable, c’est un problème structurel. Mais, en Thaïlande, on vous apprend à remettre en cause l’individu et à ne pas questionner la structure”, lance au South China Morning Post Anukul Rachaguna, quelques jours après la collision entre un train de marchandises et un bus dans le centre-ville de la capitale thaïlandaise, Bangkok. Anukul Rachaguna anime le forum Freedom Rider Union, sur lequel les livreurs partagent leurs expériences des routes de la capitale, et notamment les dangers auxquels ils font face.

L’accident, intervenu le 16 mai au niveau de l’intersection très fréquentée d’Asok-Din Daeng Road, a entraîné la mort de huit personnes et blessé plus de trente autres.

Selon la police, rapporte le site thaïlandais Khao Sod, le conducteur du train de marchandises impliqué dans l’accident aurait admis être un consommateur régulier de cannabis et de méthamphétamine, des drogues très courantes en Thaïlande.

L’enquête doit établir si le conducteur du train a bien vu le signal manuel d’arrêt, un drapeau rouge, que le garde-barrière assure avoir levé. Pour le moment, les deux hommes ont été mis en examen pour négligence ayant causé la mort et des blessure