Le Vieux Continent aura-t-il un jour son propre programme spatial habité ? La question, presque aussi vieille que l’Agence spatiale européenne (ESA), créée en 1975, se pose à nouveau aux Européens depuis quelques années. Sans véhicule spatial développé par ses propres moyens, la capacité de l’ESA à faire voler ses astronautes en orbite terrestre a historiquement dépendu de ses partenaires. Depuis 1983, les Américains ont fait voler 28 astronautes européens (dont 22 rien que sur la navette spatiale), tandis que les Russes en ont transporté 19 entre 1982 et 2019, à bord de leurs vaisseaux Soyouz.
Mais l’invasion de l’Ukraine déclenchée par la Russie en 2022 a interrompu la coopération avec l’agence spatiale russe, Roscosmos, puis le retour de Donald Trump au pouvoir aux Etats-Unis début 2025 a secoué la coopération transatlantique et fragilise l’accès aux missions habitées des astronautes européens. Une telle dépendance technologique et politique est devenue un problème pour l’ESA, estime son directeur général, dans une tribune publiée vendredi 15 mai dans Le Monde. A ce poste depuis mars 2021, Josef Aschbacher a fait de la souveraineté spatiale de l’Europe une de ses priorités.
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