Les objets interstellaires sont un petit peu les étoiles filantes des astronomes professionnels. Ils sont rares, se déplacent à grande vitesse et on ne peut les voir briller qu’un moment. Le premier objet venu d’un autre système solaire jamais détecté, 1I/‘Oumuamua, a été découvert le 19 octobre 2017, mais les astronomes n’ont eu que deux petits mois pour l’étudier avant qu’il ne disparaisse définitivement des radars, en raison de sa faible luminosité et de sa petite taille. Le deuxième, 2I/Borisov, repéré le 30 août 2019, est resté visible quasiment neuf mois pour les meilleurs télescopes mondiaux. Dans ce contexte, on comprend un peu mieux la course dans laquelle se sont engagés les astronomes du monde entier lorsque a été découvert 3I/Atlas, le 1er juillet 2025.
Une première campagne d’observation, de juillet à septembre, a pu établir avec certitude qu’il s’agissait d’une comète, composée d’un noyau rempli d’éléments volatils dont le dégazage a progressivement formé une queue dans la direction opposée au Soleil. La comète se rapprochant du Soleil, il est devenu très difficile de l’observer dès la fin septembre, et il a fallu attendre début décembre pour la voir émerger de la lumière de notre étoile, après son passage au plus près du Soleil – ce que l’on appelle le périhélie –, le 29 octobre. Une seconde campagne d’observation a commencé afin de déterminer avec plus de précision la composition de l’atmosphère de la comète, nourrie par le dégazage intensif qui a suivi le périhélie.
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