Pour battre Benyamin Nétanyahou, l’opposition israélienne a besoin des voix arabes, mais une partie de ses dirigeants refuse encore d’assumer publiquement cette dépendance. De son côté, le Premier ministre a fait de cette contradiction une arme électorale contre Gadi Eisenkot, son principal rival.

Cette semaine, une rencontre de ce dernier avec des élus bédouins du nord d’Israël a suffi à replacer la question au cœur de la campagne. Comme le rapporte le journal Yediot Aharonot, après cette réunion, le maire de la localité bédouine de Tuba-Zangariyye, en Haute Galilée, a affirmé que Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar (centre droit), s’était engagé à solliciter Mansour Abbas, leader du parti arabe Raam, pour rejoindre son éventuelle coalition. Dans la foulée, le principal candidat de l’opposition a démenti catégoriquement : “C’est un mensonge absolu”, a-t-il affirmé.

Le piège du “tout sauf Raam”

Dans le quotidien israélien, la journaliste Merav Batito estime qu’Eisenkot a commis une erreur en acceptant les termes du débat imposé par le Premier ministre. Son article est titré sans détour : “Tout sauf Raam : Eisenkot est tombé dans le piège de Nétanyahou”.

L’ancien chef d’état-major de Tsahal “marche sur une corde raide”, écrit-elle. Il lui faut désormais dire s’il acceptera de “si