Mardi 12 mai, le navire de sauvetage en mer de l’organisation non gouvernementale allemande (ONG) SeaWatch faisait route vers l’Italie, quand elle a subi une nouvelle action violente de la part d’éléments des gardes-côtes libyens soutenus par Bruxelles. Après des tirs à proximité du vaisseau qui venait d’embarquer 90 personnes fuyant la Libye pour tenter de rejoindre l’Europe, les forces libyennes ont menacé de l’arraisonner, d’après les témoignages des humanitaires, avec pour objectif de ramener de force en Libye l’équipage et les rescapés, dont des ressortissants du Bangladesh et d’Egypte. Le navire se trouvait alors dans les eaux internationales.
Les bateaux impliqués dans l’incident ont été fournis aux forces libyennes par l’Union européenne (UE) et l’Italie. Rome a d’ailleurs investi massivement dans sa relation avec les pouvoirs en place en Libye pour retenir sur le continent africain les migrants susceptibles de vouloir trouver refuge en Europe.
Si la Commission européenne a déclaré, mardi, qu’elle prendrait langue avec ses « interlocuteurs » au sujet de l’incident rapporté, l’attaque de lundi n’a cependant fait l’objet d’aucun commentaire à Rome, où se trouvait, jeudi, le premier ministre du gouvernement de Tripoli, Abdulhamid Dbeibah. Au-delà de la question migratoire, la Libye est un partenaire important en matière de fourniture d’hydrocarbures, dans le contexte énergétique imposé par la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran.
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