La Belgique n’en a pas fini avec son passé colonial et singulièrement avec le dossier de l’assassinat, le 17 janvier 1961, de Patrice Lumumba, premier chef de gouvernement du Congo indépendant. En mars, la justice bruxelloise décidait de renvoyer vers une juridiction pénale le comte Etienne Davignon, 93 ans, un homme d’affaires et ancien diplomate, jeune membre d’une mission technique belge à Elisabethville – aujourd’hui Lubumbashi (sud de la RDC) – à l’époque des faits. Il sera jugé pour son implication présumée dans la disparition du leader du Mouvement national congolais (MNC).
Aujourd’hui, un livre de Vincent Dujardin, un historien de l’université catholique de Louvain, relance une question qui continue de tarauder le pays : les diverses autorités belges de l’époque, soucieuses de garder un pied dans leur colonie, ont-elles comploté pour faire arrêter et assassiner Patrice Lumumba avec l’aval du roi Baudouin ?
En 2001, une commission d’enquête du Parlement belge, aidée par quatre historiens, avait évoqué la « responsabilité morale » du pays dans la mort de M. Lumumba, sans toutefois conclure, faute de preuves suffisantes, que certains de ses responsables avaient été directement impliqués dans l’assassinat, perpétré des séparatistes katangais et des policiers belges, dont l’un a révélé son implication en 2000.
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