Amélie Sadlo s’était mis en tête d’aller à la fac aux États-Unis. Elle avait suivi des cours d’été à l’université Brown et trouvé que ce campus historique de Rhode Island était à l’opposé de sa petite ville bucolique des Alpes autrichiennes. “J’en avais une image idéalisée”, explique la jeune femme, qui a aujourd’hui 18 ans.
Puis Donald Trump a été réélu président des États-Unis en 2024. Un cousin d’Amélie qui étudiait là-bas a eu des problèmes de visa. Ensuite, il y a eu une fusillade mortelle sur le campus de Brown. Soudain, les prestigieuses universités américaines n’ont plus vendu du rêve. “Ma mère m’a dit qu’elle ne me financerait pas”, précise Amélie avant d’ajouter : “Maintenant, je comprends un peu pourquoi.”
Elle s’est repliée sur Sciences Po, un établissement renommé qui forme des diplomates, journalistes et responsables politiques. Il attire de longue date des étudiants du monde entier, mais il est devenu depuis 2025 une sorte de sanctuaire, pour les étrangers qui appréhendent d’aller aux États-Unis tant que Trump est à la Maison-Blanche comme pour les Américains qui cherchent à se protéger de l’agitation qui règne sous cette présidence.
Le nombre de jeunes Américains voulant s’inscrire en licence à Sciences Po a augmenté de 52 % pour l’année universitaire 2025-2026,
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