Samedi 2 mai, l’un des principaux quotidiens costaricains, La Nación, faisait l’objet d’une sanction inédite de la part des États-Unis avec la révocation du visa de sept responsables du journal. Une mesure exceptionnelle qui intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la presse du pays. En l’espace de cinq ans seulement, le Costa Rica est passé de la 5e à la 38e place du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF).

Cette décision survient également au moment d’une transition politique entre Rodrigo Chaves (Parti du peuple souverain, conservateur) et la nouvelle dirigeante Laura Fernández, issue du même parti. Une continuité politique qui alimente les inquiétudes des médias costaricains, notamment en raison des attaques sans filtre contre la presse ces dernières années.

Menaces croissantes

Durant son mandat (2022-2026), Rodrigo Chaves à présent ministre de Fernández a régulièrement pris pour cible La Nación ainsi que plusieurs médias du pays après des publications portant sur des accusations de corruption. Des confrontations répétées qui ont contribué à tendre davantage les relations entre le pouvoir et les journalistes.

Mais au-delà des pressions internes exercées, l’influence croissante des États-Unis dans la vie p