Le sort des urnes
En Hongrie, les élections législatives ont été remportées en avril 2026, avec plus de 53% des suffrages exprimés et une participation supérieure à 75%, par l’opposant à Viktor Orban, le conservateur Peter Magyar. Viktor Orban au pouvoir depuis seize années a reconnu sa défaite. Beaucoup de capitales européennes se félicitent de la victoire du fédéraliste Peter Magyar car elle signifie la levée de l’opposition hongroise à l’aide communautaire aux Ukrainiens.
Au Pérou, la candidate très conservatrice Keiko Fujimori est arrivée en tête en avril 2026 au premier tour des élections présidentielles. Elle est la fille d’Alberto Fujimori, le président péruvien entre 1990 et 2000 qui a mis fin à la guerre civile du Sentier lumineux mais au prix d’une forte corruption.
Au Bénin, Romuald Wadagni, ancien ministre des Finances du président sortant, Patrice Talon, a remporté les élections présidentielles d’avril 2026 en recueillant 94% des suffrages en promettant de combattre l’ « extrême pauvreté » dans un pays où près du tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté malgré une croissance économique de plus de 7% .
En avril 2026, les élections du land allemand du Bade-Wurtemberg sont remportées, de peu, par les écologistes – avec 30.2% des voix – alors que la CDU-CSU du chancelier espérait conquérir cette région industrielle et riche. Les socialistes du SPD, qui participent à la coalition du chancelier Merz sont étrillés recueillant seulement 5.5% des suffrages exprimés, un vrai désaveu de la politique du gouvernement fédéral. Le parti d’extrême-droite, l’AfD, y arrive en troisième position avec plus de 18% des voix.
La situation continue à se dégrader au Burkina Faso et au Nigéria
Au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré qui a pris le pouvoir par un putsch en 2002 annonce en avril 2026 « il faut que les gens oublient la question de la démocratie. La démocratie, c’est pas pour nous ». Le « pays des hommes intègres » est dans une impasse complète son l’armée est impuissante face aux djihadistes, l’impasse économique et politique est totale : les partis politiques ont été dissous en février 2026. Le capitaine Traoré assume pleinement la situation : « Nous ne sommes pas dans une démocratie ». L’aide apportée par Moscou ne règle en rien les problèmes multiples du pays.
L’armée nigériane a fait plus d’une centaine de morts en avril 2026 dans des frappes menées contre Boko Haram dans la partie septentrionale d’un pays qui ne parvient pas à mettre un terme à l’insurrection djihadiste qui a commencé en 2009. Son bilan est épouvantable, 40 000 morts, deux millions de déplacés – principalement dans la partie Nord-Est du pays - une guerre de basse intensité qui émeut peu la communauté internationale.
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