“Les chercheurs ont identifié les premiers indices de facteurs de risques génétiques associés au trouble de la personnalité borderline (TPB).” La revue britannique Nature se fait ainsi l’écho d’une étude parue le 20 juillet dans Nature Genetics.

Il s’agit d’une méta-analyse de grande ampleur d’études d’association pangénomique pour lesquelles le génome de nombreux individus sains ou malades a été entièrement séquencé. Ce travail a permis d’identifier onze emplacements spécifiques dans le génome humain (ou “locus”) et neuf gènes semblant être liés au TPB.

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Ce trouble, qui se caractérise notamment par une instabilité émotionnelle, toucherait environ 2 % de la population dans les pays occidentaux, selon Nature, et il est diagnostiqué plus souvent chez les femmes que chez les hommes.

Combinaison de troubles psychiatriques

Parmi les onze locus identifiés, cinq représentent environ 17 % du risque héréditaire du trouble borderline, ont calculé les chercheurs. “Cela laisse penser que la génétique joue un rôle important dans le déclenchement de ce trouble, sans pour autant apporter une explication complète”, note auprès de la revue, Fabian Streit, premier auteur de l’étude.

Néanmoins, insiste de son côté le psychologue Ted Schwaba, de l’université d’État du Michigan, qui n’a pas participé à ces travaux, “une forte prédisposition génétique au développement d’un trouble de la personnalité borderline ne peut en aucun cas faire office de prédiction à l’échelle individuelle”.

Les chercheurs ont également constaté que les gènes associés au risque de TPB étaient également liés au risque de développer des troubles comme la dépression ou le trouble du déficit de l’attention. Une forte corrélation génétique a par ailleurs été observée avec le trouble de stress post-traumatique. Des travaux complémentaires sont essentiels pour comprendre les mécanismes sous-jacents.