“Le cadre a été choisi avec beaucoup de soins, pourtant la rencontre entre les dirigeants français et allemand est empreinte d’une certaine ironie”, commente Der Spiegel. Un peu plus d’un mois après l’abandon du projet d’avion du futur franco-germano-espagnol (Scaf), c’est sur la base aérienne allemande de Nörvenich, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qu’Emmanuel Macron et Friedrich Merz ont organisé un conseil commun de défense et de sécurité, en marge du Conseil des ministres franco-allemand de ce vendredi 17 juillet.
Les différends franco-allemands autour du projet d’armement avorté ont été mis de côté, affirme l’hebdomadaire allemand de centre gauche. Le président français et le chancelier allemand doivent en effet discuter d’une “dissuasion nucléaire européenne commune”, jugée prioritaire au vu de l’imprévisibilité de l’allié américain au sein de l’Otan. “En mars dernier, Macron [qui dirige la seule puissance nucléaire de l’Union européenne (UE)], avait invité l’Allemagne à participer à sa stratégie de dissuasion avancée, et Berlin avait aussitôt accepté.”
Ce projet commun pourrait néanmoins tomber à l’eau si la candidate du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, venait à remporter l’élection présidentielle de 2027, analyse Die Welt. “Car cette populiste de droite nationa
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Mon mari est français, je suis allemande, et c’est une “source inépuisable de conflits”
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