Plus d’hommes mais toujours pas de femmes. Fruit du bon vouloir de la très nationaliste première ministre japonaise, Sanae Takaichi, la révision de la législation de 1947 sur la Maison impériale, adoptée vendredi 17 juillet par le Parlement, consolide la lignée impériale en augmentant le nombre de successeurs potentiels. Le texte maintient toutefois le principe de la primogéniture mâle, alors que les Japonais sont favorables à la montée d’une femme sur le trône.
Les amendements adoptés autorisent les femmes de la famille impériale à conserver leur statut après le mariage – une quasi-obligation, la lignée ne comptant plus que 16 membres. Jusqu’à présent, elles le perdaient quand elles épousaient un roturier. Ces couples obtiennent aussi le droit d’adopter des garçons, à condition qu’il ait 15 ans ou plus, n’ait ni femme ni enfant et soit issu, en ligne directe, d’une des 11 anciennes branches de la famille impériale, qui partagent un ancêtre commun – l’empereur Suko (1334-1398), de la cour du Nord – avec le souverain actuel, Naruhito. Ces personnes adoptées n’auront pas le droit de succéder à l’empereur, mais leurs fils le pourront.
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